A AY, petite ville en Champagne, un chœur d'amateurs se réunit chaque mardi soir pour répéter afin de mettre en place des concerts et spectacles chantant divers. Spécialisé dans la musique sacrée, le répertoire peut être varié selon les années allant des chants populaires français ou étrangers, jazz, de compositeurs baroques, classiques, romantiques ou contemporains. VocAlYse peut accompagner les cérémonies religieuses.
jeudi 6 décembre 2012
mercredi 24 octobre 2012
lundi 21 mai 2012
VocAlYse s'émancipe
dimanche 20 mai 2012
Amitiés éternelles
De Lucien G, au nom des membres de VocAlYse
Comme Denise et Jean Gosset qui nous ont quittés successivement il y a peu de temps, Ginette et Christian sont entrés à VocAlŸse dès sa création en 1991.
mercredi 14 septembre 2011
Sound of silence
Le temps passe, mais encore une fois, les musiques, les poèmes restent.
Des milliers de morts il y a dix ans un certains 11 septembre, une commémoration émouvante et digne à l’instar de ce que font trop souvent les américains habituellement.
Et Paul Simon, (sans son pote Garfunkel) entonnait ce poème : Le son du silence
Salut obscurité, ma vieille amie.
Je suis venu pour te parler à nouveau,
Parce qu'une vision avançant doucement,
A laissé ses graines alors que je dormais.
Et la vision qu'on a implanté dans mon cerveau, Reste encore,
À l'intérieur du son du silence.
Dans des rêves agités, j'ai marché seul,
Sur des routes pavées étroites,
Sous le halo d'un lampadaire.
J'ai tourné mon col vers le froid et l'humidité,
Quand mes yeux ont été poignardés par le flash de la lumière d'un néon,
Qui a déchiré la nuit
Et touché le son du silence.
Et dans la lumière nue j'ai vu,
Dix mille personnes peut-être plus.
Des gens parlant sans rien dire,
Des gens entendant sans écouter,
Des gens écrivant des chansons que les voix ne "partagent" jamais.
Et personne n'ose, Perturber le son du silence.
"Idiots" ai-je dit "Vous ne savez pas
Que le silence, tel un cancer, se propage,
Écoutez mes mots afin que je vous enseigne,
Attrapez mes bras que je pourrais vous tendre"
Mais mes mots, tels des gouttes de pluie silencieuses, tombèrent,
Et résonnèrent, Dans les puits du silence.
Et les gens se courbèrent pour prier,
Vers le Dieu-néon qu'ils ont créés,
Et l'enseigne fit clignoter son avertissement,
Dans les mots que cela formait.
Et l'enseigne dit "Les mots d'un prophète sont écrits
Sur les murs du métro Et les halls d'immeuble"
Et chuchota dans les sons du silence.
Un silence qui résonne, un silence assourdissant.
Un poème que, ce soir, je ne pouvais m’empêcher d'associer à Jean...
Car ce soir, ...
je pensais à Jean
Je prenais conscience que plus jamais, il ne se posterait à mes cotés pour chanter.
Un pilier, une figure, un ancien de notre communauté... un sage... Un grand homme du haut de sa petite taille.
Tout comme nous tous, parmi d'autres passions, il chantait...
Il chantait pour eux, pour nous, pour lui...
Souvent il m'a montré la voix, la note juste, le tempo...
Au dernier printemps, il m'avait fait part de sa volonté d’arrêter, mais je sentais bien qu'il avait du mal à se résigner.
Il pensait ne plus avoir sa place parmi nous en terme de musicalité, et je crois savoir qu'il pense ne plus avoir sa place parmi nous ici bas.
Je suis certain qu'il a décidé de ne plus se battre pour la vie, je n'ose pas lui en vouloir, il aspire à découvrir d"autres mondes.
Ce soir, je prie...
Je prie comme il l'a fait tant et tant de fois.
Je prie pour que ses vœux soient exaucés.
Je prie pour que sa fin de vie, son passage se fasse sans tourments, sans douleurs et dans la paix, la sérénité.
Cela fait si peu de temps que j'ai eu la chance de le croiser, d'autres l'ont bien plus côtoyé que moi, je le remercie de ce qu'il a pu m'apporter.
Je ne sais pas ce que je ferai de ce blog, mais je tenais à ce que Jean figure ici en bonne place.
samedi 14 mai 2011
NYC Suite et fin
Pour cet avant dernier jour, nous avons pris notre petit déjeuner dans un resto qui nous était recommandé pour les meilleurs pancakes de Nex York : Le Norma's. Une adresse qui n'était pas très précise comme souvent dans NYC. nous remontons donc à pied la 7ème avenue à la recherche du Norma's... Dans les environs, il y a le Carnegie Hall, alors, avec un nom pareil, on ne doit pas etre très loin, mais rien... alors nous entrons dans le prestigieux hotel Méridien pour demander au concièrge s'il connait ce resto dans le coin, pour nous entendre dire qu'il s'agit du restaurant de l'hotel. nous nous mettons donc à table pour ce petit déjeuner prestigieux. En effet, petit déjeuner royal... et les pancakes... Nous n'avons pas eu le temps de faire tous les pancakes de la ville, mais ceux ci sont sans aucun doute dans le top 3. Notamment, nous avons eu la joie de gouter aux pancakes au châtaignes et sirop d'érable, ceux au fruits rouges myrtilles, et ceux à la pêche au sirop chaud et pralines d'amandes et noisettes... surement un des bons souvenirs gastronomiques de NYC.
Ensuite, redescente à pied de la partie prestigieuse de la 5ème avenue, vous savez, celle de Pretty woman et ses boutiques de luxe. Nous n'avons fait que lécher les vitrines, car nous n'avons pas eu le bonheur de pousser les portes, si ce n'est celles de l'Apple store. Remarquable avec un concept commercial à couper le souffle.
Nous avons occupé le reste de notre journée à magasiner en rejoignant Time Square une nouvelle fois. Et nous rentrons dans le tout aussi prestigieux Mariott hotel, où, au sommet il existe une terrasse panoramique avec un lounge rotatif pour y admirer les toit de NYC avec le couché de soleil. Le clou du spectacle, c'est le système d'ascenseurs pour y accéder.
Diner et dodo, pour une dernière matinée, et l'aéroport pour un décollage à 18 h 30.
Arrivée Paris 7H40 local. Fin de l'escapade New Yorkaise.
jeudi 12 mai 2011
Ce jour, dès 9H, nous avons pris le métro pour descendre vers la pointe sud de Manhattan, afin de prendre le ferry gratuit vers staten island qui passe tout près de la célèbre statue, afin de prendre nos photos. Au retour, passage obligé par wall street et son célèbre financial exchange market.
Puis direction Ground Zero... Vous savez, là où il y avait 2 tours jumelles. Une ambiance très particulière... puis, comme il était midi, que tout le quartier est en pleine reconstruction, une sirène sonne et des centaines d'ouvriers du bâtiment sortent d'une porte de chantier pour se mélanger aux cols blancs pour manger... le melting pot américain.
Remontant vers le nord, nous mangeons des chinoiseries dans china town, et reprenons chemin vers Soho.. et là... la claque!!! Une leçon de commerce ! ! ! du petit, du bazar minuscule à l'immense boutique à thème, dans une déco et un mobilier de folie... y'a tout...
Nous reprenons le métro en fin d'après-midi pour rejoindre de nouveau Time Square afin d'acheter des billets de dernière minute pour un spectacle de Broadway. Pas de chance, plus de billet pour le magnifique "fantômes de l'opéra", nous nous rabattons sur le célèbre "Marie Poppins" dont nous connaissons l'histoire et la musique, pas besoin de maitriser l'anglais parfaitement....
2ème claque de la journée... ca commence à faire mal...
Orchestre d'une quinzaine de musiciens, 36 acteurs danseurs chanteurs, claquettes, ils font tout ca à la fois, 2 enfants qui en font de même... et la magie de Broadway. Un spectacle fou fou fou, hyper bien huilé, en place, précis, avec des lumières....des fumées, des orages, la pluie...jusqu'à une Marie Poppins qui s'envole au-dessus du public pour rejoindre les cintres du 2ème balcon... Magique ! ! ! je vous dis MAGIQUE ! ! !
La morale de ce conte anglais, c'est que les grandes personnes doivent savoir se prendre moins au sérieux pour rêver encore et prendre du plaisir... j'y étais complétement ! ! !
allez... il est 1 H du matin, je vais dormir, car demain en est une autre.
mercredi 11 mai 2011
manhattan
Puis voici la vue de notre appartement avec un tout petit peu plus à droitre, l'empire state buiding (King Kong s'en est décroché y'a peu de temps...
Demain, down town avec ground zero, la fameuse statue, wall street, soho, et china town...
et en soirée un grand spectacle de broadway...
A demain... je penserai à vous, car c'est mardi et donc la pré-générale...
mardi 10 mai 2011
Enfin...
Nous avons atterrit, pris la limousine pour manhattan, emmenagé dans notre appartement et enfin prêts à nous couché.... que de temps perdu... dans 4 ou 5 heures nous nous relevons pour commencer nos pérégrinations dans NYC.
En attendant, voici la photo de ce satané A380.
Demain, les premieres photos de NYC.
lundi 9 mai 2011
voyage, voyage...
Au moment ou j'écris ce mot, il est 20H30, j'ai fait plus de 6000 KM en A380, mangé dans l'avion, et je suis toujours à Roissy...
En effet, après 3 heures de vol, en plein milieu de l'atlantique, le commandant nous a annoncé qu'il avait un problème d'air sur le circuit d'atterrissage, il n'y a pas la pièce à NEW YORK, on retourne à PARIS. Encore 3 h dans l'autre sens...
Et nous sommes à PARIS. Dans les salons VIP, certes, (car l'autre couple d'amis qui nous accompagne, a la carte prestige...), nous remangeons au buffet à volonté, en attendant un autre avion, un 777 vers 22 h affrété spécialement, mais on a perdu une grosse demie journée de visite de NYC.
Je ne peux malheureusement pas vous joindre de photo, car j'ai avec moi, en bagage a main, l'ordinateur, et une connexion gratuite dans le salon VIP, mais mon câble pour l'appareil photo est dans les machineries de transfert de bagages de Roissy.
De toute manières, je vous tiens au courant de mes pérégrinations...j'espère dans les heures qui viennent.
dimanche 1 mai 2011
Évidemment, Claude Monet...
Un site qui date un peu, puisqu'il avait été élaboré pour l’expo exceptionnelle du grand palais qui a fermé ses portes en janvier dernier, mais qui est resté actif.
Je vous invite, vous aussi à faire ce voyage magnifique dans ce monde du maitre impressionniste, avec des musiques de Debussy.
Un site original et superbement fait. Que ce soit la galerie qui permet de voir les toiles au plus détaillé et chronologiquement dans le temps, mais aussi dans le voyage qui nous fait voyager de façon truculente dans le mouvement de l'impressionnisme.
Cliquez ICI
Une chorale virtuelle
Félicitations
J'en profite pour féliciter une certaine Blandine DV en soprane, car, en raison des vacances, cela fait deux semaines qu'elle assure avec grand brio, à elle toute seule, la partie de petit choeur soprano.
Je ne dirai pas que j'ai été surpris, cela serait irrespectueux de ma part, mais j'ai vraiment été ravi d'entendre résonner sa voix en solo.
De l'assurance, du placement...
Bravo Blandine.
mardi 26 avril 2011
jeudi 17 juin 2010
Les croquants de Denise
Mélanger 100 gr de farine, 100 gr de sucre, un œuf et une pincée de sel.
Pétrissez, ajoutez 100 gr d'amandes ou de noisettes entières à cette pâte.
Formez des boudins légèrement aplatis.
Mettre au four à 180°C pendant 20 mn.
Découper en tranches de 1cm d'épaisseur.
Conservez au sec
Dégustez à l'apéritif.... avec une bonne bouteille... c'est exquis.
Recette parue dans "La gazette de VocAlYse de Septembre/octobre 2000.
jeudi 10 juin 2010
Hommage à DENISE G
9 juin 2010
Denise nous a quittés la nuit dernière
Choriste de la première heure à VocAlYse,
femme de caractère,
elle avait parfois la répartie un peu sèche,
elle le savait, s'en excusait,
et disait aussi modestement :
"Je ne sais pas dire les choses..."
Mais elle aimait aussi partager, aux côtés de Jean
les moments de convivialité de notre groupe.
Nul n'oubliera les petits croquants aux amandes ou aux noisettes
qu'elle confectionnait à notre intention
et qu'elle avait tant de plaisir à nous voir grignoter.
C'est, bien sûr, vers Jean que vont toutes nos pensées.
Même si chacun de nous souhaiterait quitter ce monde
de la même façon que Denise.
Nous mesurons l'effroi et la peine de notre ami.
Puisse l'affection de sa nombreuse famille
et sa foi, lui apporter un maximum de réconfort
dans cette douloureuse épreuve.
Qu'il sache aussi qu'il peut compter sur ses amis de VocAlYse
pour l'aider à surmonter son chagrin
et à réduire ses moments de solitude.
Lucien (au nom de ses amis de CHŒUR)
mardi 18 mai 2010
Claude Debussy à Pierre Louÿs
Voila que je tombe sur le site du musée des lettres de Paris (Bld St Germain).
En effet, j'ouvre une page qui est une des lettres de C. Debussy (1862-1918) à Pierre Louÿs, son ami.
Le contexte :
Depuis 1803, l’ambition suprême des élèves du Conservatoire de musique de Paris, est de remporter le Grand Prix de Rome, récompense prestigieuse décernée chaque année par l’Institut de France, et permettant au lauréat de résider à la Villa Médicis à Rome pendant plusieurs années. La composition d’une cantate constitue l’épreuve principale. D’autres distinctions peuvent être attribuées, mais seul le Grand Prix retient l’attention de la presse internationale, ouvre la porte à la célébrité et, souvent, à de brillantes carrières.
À la fin du XIXe siècle, trois jeunes musiciens, Fauré, Debussy et Ravel ébranlent les piliers de l’académisme. Nommé directeur du Conservatoire, le premier, frondeur silencieux, qui n’a jamais brigué les récompenses officielles, ni concouru pour le fameux Prix, réforme l’enseignement de la musique et favorise le développement des qualités personnelles des étudiants. Lorsque son élève Ravel est évincé du concours de Rome, Fauré dénonce publiquement le parti pris et l’injustice des membres de l’Institut. Debussy prend aussi la défense du jeune compositeur. Pourtant lauréat du Grand Prix en 1884, lui aussi se heurte à l’incompréhension de l’Académie à son retour prématuré de Rome. Dès lors, il se consacre à son art en toute indépendance, et ne rate pas une occasion pour narguer la toute-puissante institution.
De huit ans plus jeune que Debussy, Pierre Louÿs, au début de leur amitié en 1893 est un jeune poète ambitieux et prometteur. Tous deux partagent le même intérêt pour la musique et la littérature. La poésie de Louÿs a d’ailleurs influencé la musique de Debussy, qui en tire trois compositions, avec la collaboration amicale du poète. Tous deux s’orientent vers une esthétique moderne : « Je travaille à des choses qui ne seront comprises que par les petits-enfants du vingtième siècle […] le 14ème quat. de Beethoven est décidément une longue fumisterie ! Malgré ce qu’en disent les jeunes métaphysiciens de « L’Art et la Vie ». Et que l’on ne nous embête plus avec les vieux meubles qui n’ont pas même garder le parfum de leur siècle », écrit Debussy dans sa lettre.
Il y fait même référence à un autre de ses amis, E. De Polignac (Marquis), l'héritier de Louise Pommery.
Retrouvez cette lettre en cliquant ICI
D'autre part, le site est très intéressant, vous pourrez y lire des écrits originaux de Bach, Lully, Rameau, Haydn, Mozart, Beethoven, Berlioz... et bien d'autres, en cliquant ICI.
Allez ensuite dans "collections permanente" puis "musique".
Bon surf.
vendredi 14 mai 2010
H...osanna
Françoise a aiguisé ma curiosité par son courriel sur Hosanna, après les interrogations de mardi : h ou pas.
Dans la religion chrétienne, hosanna a pris la valeur d'une acclamation (fin Xème siècle, osanna "acclamation à l'adresse de Jésus"), d'une louange utilisée dans les cérémonies. Le mot s'est dit pour "dimanche des Rameaux" (1276, ossanne), jour particulier où l'on chante la gloire du Christ. Par extension, il désigne une hymne que l'on chante le dimanche des Rameaux (1752) et par extension un cri de joie, de triomphe, de louange (1762, comme exclamation ; début XIXème siècle, comme nom masculin), aujourd'hui d'emploi littéraire. Dans la religion juive, hosanna se dit du refrain d'un hymne de la synagogue (1721) et Grand Hosanna désigne (1721) la fête des Tabernacles.
Le dérivé HOSANNIÈRE, adj. f. (XVIème siècle, osanière), aujourd'hui terme d'archéologie, qualifie une croix au pied de laquelle on chantait l'Hosanna de dimanche des Rameaux.
Tiré de "LE ROBERT, Dictionnaire historique de la langue française", sous la direction de Alain REY, édition de 1998.
Note complémentaire : le mot hymne est le plus souvent féminin au Moyen Âge et encore ordinairement au XVIIème siècle. (même source)
Le Prieuré de Binson
Le Pape Urbain II, né à Châtillon-sur-Marne, fit don aux moines de Cluny du domaine de ses parents en 1096. On y bâtit le prieuré de Binson destiné à être un monastère . L'église de Binson fut construite dans la seconde moitié du XIe siècle et cédée au prieuré de Coincy. Eudes de Châtillon qui fut Pape sous le nom d'Urbain II fut prieur de Binson. Désaffectée depuis la Révolution, vendue en 1838, l'église fut donnée, par les héritiers de l'acquéreur, à l'archevêque de Reims qui la fit restaurer. Les bombardements de 1918 l'ont très abîmée. La nef, moins ancienne que le sanctuaire, doit être du début du XIIe siècle. La façade fut reconstruite dans la seconde moitié du XIIe siècle, en même temps que le portail. A la révolution, le maire de Villers-sous-Châtillon acheta l’ensemble à l’archevêché de Reims en 1850. Le cardinal Langenieux fit construire sur la colline de Châtillon l’immense statue du pape Urbain II, et fit rebâtir le prieuré entre 1883 et 1885. La statue de celui qui a prêché la première Croisade domine le paysage et a bien résisté au temps. A cette même époque fut aussi érigé, dans le parc, le chemin de croix.
Les reliques de Saint Remi (archevêque de Reims, Baptiste de Clovis, mort en 533 après soixante-quatorze années d’épiscopat) furent de passage dans ce lieu. Le 13 aout 1916, l’abbaye et la basilique de Reims sont la proie des flammes, le coffret contenant les reliques fut mis à l’abris, comme tous les Rémois, dans une cave. Le 1er septembre 1917, elles furent évacuées au prieuré de Binson, et rentrèrent à Reims le 9 septembre 1920, après un périple passant par Champaubert, Romilly sur Seine, Dijon et Paris.
Trente années plus tard, le prieuré de Binson s’est trouvé en plein cœur de la seconde bataille de la Marne. La chapelle et les bâtiments furent anéantis. Le chemin de croix subit d’énormes dommages. Le tout fut reconstruit entre 1928 et 1930, mais le chemin de croix uniquement « rafistolé » par des ajouts en ciment. Depuis ces années-là, plusieurs stations ont perdu des éléments, mais la onzième station, représentant la crucifixion, a plus souffert. Les personnages sont en morceaux, la scène est à peine identifiable, toute la structure du groupe sculpté et à reconstituer. En 2008, une bourse de 5000 Euros fut débloquée par « Pelerin Magazine » afin de le restaurer.
Aujourd’hui et depuis plusieurs dizaines d’années, le prieuré de Binson est devenu une école et un collège de la congrégation salésienne. La congrégation des religieux Salésiens de Don Bosco a vu le jour le 18 décembre 1859, lorsque plusieurs jeunes accueillis quelques années plus tôt ont choisi de rester auprès de Saint Jean Bosco pour l'aider. Ils ont donc fondé la Société Saint François de Sales, et s’attachent à l’éducation professionnelle et spirituelle des jeunes.
Aujourd'hui, la congrégation, de droit pontifical, compte plus de 16 000 religieux prêtres et laïcs, et elle est présente sur les 5 continents dans plus de 128 pays.
dimanche 9 mai 2010
J'aime... à découvrir...
« Délicat, éthéré, apaisant et d’un autre monde. »
J'ai aimé ce titre mais aussi l'album, son auteur et interprète, tout son monde avec...
je tenais à partager avec vous.
La sublime musique de Fredo Viola est née d’un mariage inspiré entre la technologie du 21e siècle et le plus ancien des instruments, la voix humaine. Ses chansons dégagent de l’innocence, du romantisme et une dimension presque mystique qui extrait la magie du quotidien. Elles décrivent des paysages de rêveries musicales d’une beauté étrange.
La plupart des chansons de Fredo naissent d’improvisations, tissant de multiples lignes vocales en une brillante tapisserie de mélodies, d’harmonies et de contrepoints. Des instruments électroniques ou acoustiques s’ajoutent, mais la voix reste le point central. Parfois, il utilise des sons à la place des mots, toujours avec un impact émotionnel très fort.
Né à Londres, Fredo passe sa petite enfance en Angleterre et à Rome, puis sa famille émigre aux Etats Unis – d’abord New York, puis Los Angeles. Adolescent, il est soprano professionnel dans le fameux Bob Mitchell Boy Choir de L.A, puis part vers New York pour ses études, avec l’ambition de devenir Réalisateur. Il est désormais établi à New York, où il a perfectionné sa fusion unique de musique, performance et visuels multimédia.
‘The Turn’, le premier album de Fredo, associe une pop d’auteur/compositeur à de l’electronica, de la musique classique, des hymnes religieux, et même des ballades médiévales. Il revendique un grand éventail d’influences, telles qu’Harry Nilsson, Bartok, Kate Bush, Belle and Sebastian, Shostakovich, Boards of Canada, Stravinsky, Odetta et Alfred Schnittke. Mais sa musique hypnotique a une voix forte et singulière qui en fait quelque chose de très personnel.
Les amateurs de ‘The Turn’ connaîtront déjà ‘The Sad Song’, un assemblage méticuleux de mélodies suaves et d’électro aérienne.
Le titre ‘The Turn’ est aussi l’un des tubes de l’album : doux et fragile de prime abord, il se transforme en une symphonie art-rock épique. La montée en fanfare et le rythme martial et strident laissent place à une mélancolie spectrale sur des samples de mouettes.
« Tous mes morceaux sont en charabias au début », admet Fredo. « Ce qui est marrant c’est qu’une fois que j’ai fait le son, il me reste en mémoire et je peux le répéter encore et encore. Donc je suppose qu’il provient d’une partie plus profonde de moi-même."
‘The Turn’ est assurément un album très émotionnel, plein de soleil et de tristesse, d’humour badin et de beauté sombre.



